Les conditions climatiques changent parfois d’une manière surprenante.
Les saisons sont de moins en moins marquées, et les températures ont tendance à osciller directement du froid au chaud, sans passer par une phase intermédiaire, favorisant ainsi les formations d’orages de grêle.
Il y a quelques jours encore, des automobilistes ont subi la grêle de plein fouet, provoquant de gros dégâts sur les carrosseries de leurs véhicules.
Il faut savoir que la vitesse d’impact d’un grêlon est de 160 km/heure.
Pour remettre en état un véhicule grêlé, il est donc absolument nécessaire de passer par des spécialistes en débosselage, qui utilisent plusieurs techniques.
La première de celle-ci, dite «traditionnelle», consiste à redresser toutes les bosses, à mastiquer et à peindre.
C’est la méthode la plus onéreuse.
Une autre technique est de travailler la bosse par la face intérieure de la tôle.
La bosse est aplanie par pressions successives à l’aide de différents outils.
Pour faciliter l’opération, une lampe à double néon éclaire la déformation, et indique l’endroit exact où l’outil doit être positionné.
A propos de ces différentes techniques de débosselages, Orlando Téotonio chef de l’entreprise «Cartech» dans la zone artisanale de Pamiers, explique: «…Si les dégâts provoqués par la grêle sont superficiels, nous faisons appel à des débosseleurs.
Il s’agit de techniciens européens itinérants, qui parcourent toute l’Europe. On peut aussi bien s’assurer le concours d’un allemand, d’un anglais, d’un italien, d’un espagnol... Ce sont des saisonniers qui ne travaillent que l’été…Ils repoussent la tôle depuis l’intérieur jusqu’à ce qu’elle soit bien uniforme.
Ils travaillent avec un marteau et des tiges en acier qu’ils glissent entre les tôles. Si les dégâts occasionnés par la grêle sont importants, on procède alors au débosselage traditionnel.
Nous utilisons également de nouveaux appareils avec lesquels on soude un petit bec sous la tôle, et qui a pour effet ensuite de remonter la bosse. Il faut quand même décaper la peinture, poncer, mastiquer et repeindre…»
- En terme de coût, à combien se chiffre en moyenne un débosselage pour le particulier ou pour l’assurance ?
- «Cela varie beaucoup… Cela peut aller de 1000 à 4000 €… Tout dépend de l’ampleur des dégâts. La technique la plus avantageuse, et qui est la moins onéreuse, c’est le débosselage sans peinture. Les assurances sont friandes du procédé de repoussage de la tôle par l’intérieur…»
L’entreprise «Cartech» de Orlando Téotonio, anciennement tenue par Henri Vitran, emploie à temps plein sept spécialistes en carrosserie et peinture.
Cette SARL qui possède un vaste réseau de partenaires, et dont la réputation n’est plus à faire, offre un travail de qualité réalisé par des techniciens très qualifiés.
Photos: © AriegeNews 2009






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